Je suis née en 1978 en Bretagne, dans une famille aimante qui m’a transmis très tôt le respect pour toute forme de vie, m’offrant le loisir d’observer une fourmilière, d’écouter le silence ou de marcher longuement dans la forêt. Mon enfance pérégrine (je déménage alors quasi chaque année) s’appuie avec bonheur sur les principes éducatifs de Maria Montessori, tant à l’école qu’à la maison, m’encourageant à faire seule et à gagner mon indépendance.

Les chevaux entrent dans ma vie vers l’âge de 7 ans, m’amenant à fréquenter les clubs avant d’avoir mon propre poney à l’âge de 15 ans : Pepper. Aussi adolescents et inexpérimentés l’un que l’autre, nous frisons la catastrophe plusieurs fois… La frustration, l’incompréhension et la peur s’invitent dans notre relation. La solitude aussi. A l’époque, on ne parle encore ni des chuchoteurs ni des approches éthologiques !

Après le lycée, mes pas me conduisent à l’Université de Rennes pour étudier la géologie et le règne minéral avant de m’emmener en Suisse, à Changins sur les bords du lac Léman, pour des études d’ingénieur en viticulture et œnologie. J’y rencontre alors le règne végétal avec lequel je vais travailler pendant une dizaine d’année.

Pendant tout ce temps, les chevaux ne me quittent pas, m’offrant un lien permanent vers le règne animal. Dans les années 2000, le Horsemanship fait son arrivée en France. Pour ma part, je le rencontre à travers K.F.Hempfling et son livre « Danser avec les chevaux ». L’une de mes amies d’enfance, Magali Régnier, fait partie des tous premiers instructeurs Parelli en France. En marge de ma vie professionnelle de consultante et formatrice à la viticulture biologique et holistique, je prends alors régulièrement des cours avec elle.

Au tournant des années 2010, mon métier de m’amène à croiser de pmlus en plus souvent des vignerons rêvant de travailler avec un cheval plutôt qu’avec un tracteur. A cette époque, les chevaux font encore partis de ma vie personnelle, de mon être intime. J’hésite à faire partager mon expérience. Cependant je prépare plusieurs poulains de trait à leur futur métier et, par la force des choses, je commence à transmettre quelques bases de horsemanship à leur meneur.

Fin 2012, je rencontre Marie Franco qui développe alors sa propre approche de Holisitic Horsemanship, notamment auprès d’agriculteurs souhaitant travailler en traction animale. Nos parcours et nos approches présentent de nombreux points communs. C’est le déclic : je réalise que je peux associer vie professionnelle et aspirations personnelles en invitant les chevaux à me rejoindre dans mes interactions vigneronnes.

Mais cette réunion ne se fait pas sans heurt et passe par une profonde remise en question. Je commence alors un travail en psychanalyse doublé d’une formation à la thérapie non-duelle avec Violaine Mouthon. Après une descente dans les profondeurs de la psyché, je « commence à voir les choses telles quelles sont » et à déployer mon Être Véritable.

Ma pratique aujourd’hui est le résultat de ce parcours et se traduit ici par La Voie du Cheval

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