La seule chose que nous pouvons réellement offrir au monde,
c’est la manière dont nous vivons notre vie.

Oh Shinnah Fastwolf

Aussi, quelques mots sur mon parcours et ma manière d’être au monde :

Enfance et adolescence : le corps

Je suis née en 1978 en Bretagne, dans une famille aimante qui m’a transmis très tôt le respect pour toute forme de vie.
Mon enfance pérégrine s’appuie avec bonheur sur les principes éducatifs de Maria Montessori, tant à l’école qu’à la maison, et sur un lien profond avec la Nature au sein de laquelle je passe des heures à écouter le silence, marcher dans la forêt, observer une fourmilière ou encore lire…

Les chevaux entrent dans ma vie vers l’âge de 7 ans, m’amenant à fréquenter quelques clubs avant d’avoir mon propre poney à 15 ans : Pepper. Aussi adolescents et inexpérimentés l’un que l’autre, nous frisons la catastrophe plusieurs fois… La frustration, l’incompréhension et la peur s’invitent dans notre relation. La solitude aussi.
A l’époque, on ne parle encore ni des chuchoteurs ni des approches éthologiques (méthodes plus intuitives basées sur l’observation des chevaux dans leur milieu naturel). Aussi, malgré les chutes et la peur, je continue avec Pepper à explorer les sentiers forestiers et les méandres d’une relation loin d’être innée entre une jeune fille et un cheval.

Études et premiers pas professionnels : le cœur

Après un bac scientifique et un DEUG Sciences de la vie et de la terre, je pars en 2000 pour la Suisse, sur les bords du lac Léman, étudier la vigne et le vin à l’École d’Ingénieurs de Changins. J’y développe sens de l’observation, esprit critique et approche scientifique rigoureuse tout en cherchant des réponses à mes questions existentielles dans la littérature du monde entier.

Pendant cette période estudiantine, les chevaux ne me quittent pas. Les livres de Klaus Ferdinand Hempfling et de Pat Parelli nouvellement publiés m’accompagnent, lors de chaque retour en France, vers une relation plus harmonieuse avec mon poney, ce malgré la peur tapie en creux.

Diplôme en poche (Bachelor of Science HES-SO en viticulture et œnologie et Œnologue), je sillonne pendant plus de 10 ans la façade atlantique, du Val de Loire à Lisbonne, comme consultante et formatrice, accompagnant les vignerons vers une viticulture biologique et holistique, respectueuse et pleine de vies. Dans le même temps, je découvre la pensée de Goethe, de Krishnamurti, Steiner, mais aussi A.F. Lame Deer ou Joanna Macy…
Ces années d’accompagnement et d’enseignement auprès du monde viticole et agricole m’ont permis de développer une large connaissance du vivant, depuis ses aspects les plus terre à terre jusqu’à ses aspects plus subtils, naviguant entre la matière brute et les jeux d’énergie, entre minéral, végétal, animal et humain, réalisant progressivement que tout n’est que mouvements, échanges et interconnexions.

En marge de cette vie professionnelle riche et intense, ma petite famille équine s’agrandit avec l’arrivée de Rumba et de Spirit puis d’Akouna et de Razzia. Je me forme alors aux approches éthologiques (ou horsemanship) notamment auprès de Magali Régnier, amie d’enfance et instructrice Parelli (Equiponatura), puis de Marie Franco (Horse & Heart, Holistic Horsemanship).
La lecture des ouvrages de Marthe Kiley-Worthington et d’Hélène Roche, de Tom Dorrance et de Ray Hunt, de Sally Swift et de Linda Kohanov, pour ne citer qu’eux, enrichissent ma perception et ma connaissance du cheval. Sa manière d’être au monde, ses processus d’apprentissage, ses motivations, etc, me deviennent progressivement plus familiers, dissolvant l’incompréhension et la frustration dans mon quotidien auprès de mon troupeau.

Psychanalyse et non-dualité : l’esprit

Puis vint le jour où il devint clair pour moi que je ne pouvais plus « continuer comme ça », avec ce sentiment d’horreur face à la destruction du vivant, avec la sensation de toujours devoir courir, d’être épuisée, mais aussi et surtout avec cette solitude et cette douleur de me sentir coupée d’une part essentielle de mon être. Quelque chose devait changer mais je ne savais pas encore quoi. La reconnaissance de ma propre souffrance fut le premier pas sur le chemin de la guérison… et l’amorce d’un grand virage.
J’entame alors une cure psychanalytique qui me mènera vers quatre ans d’études cliniques et théoriques avec Violaine Mouthon (Sentiers 8 : formation à la psychanalyse et à la thérapie non-duelle) et vers le bouddhisme. Les travaux de Jacques Lacan, Carl G. Jung, Françoise Dolto, Carlos Castañeda mais aussi Chögyam Trungpa, Anam Thubten ou Tenzin Wangyal viennent élargir ma pensée et ma perception du monde.
Puis, en 2019, je deviens psycho-praticienne, thérapeute non-duelle certifiée.

Dans le même temps, je commence à éduquer des jeunes chevaux et à transmettre l’art de la communication non-verbale (ou horsemanship) aux personnes désireuses d’établir un lien profond, sûr et respectueux avec leur animal, qu’il soit partenaire de travail ou compagnon de vie, et, de là, aux personnes en difficulté avec notre société si pressée.
Mon troupeau évolue au rythme des arrivées, des naissances, … des départs aussi. Il se compose aujourd’hui de Rumba, de Chinook et d’Hewez.

Petit à petit, j’introduis la relaxation, l’attention à la respiration et la méditation dans ma pratique quotidienne auprès des chevaux. La peur qui m’a si longtemps accompagnée en selle se dissout enfin… Mon corps se met au diapason « de l’autre », ma pensée devient geste. Pas à pas, et non sans retour, « monter à cheval » devient « danser avec le cheval ». Progressivement, tout le potentiel d’harmonisation entre le corps, le cœur et l’esprit qu’offre l’interaction avec le cheval se révèle, ne demandant qu’à être partagé.

In fine, subtilement, une voie se dessine…

Cette voie, c’est
La Voie du Cheval
un chemin vers notre vraie nature

Soyez les bienvenu-e-s !